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dimanche 30 décembre 2012

J'fais le bilan de 2012 !

J'aime bien faire des bilans d'année en année, je jette un dernier coup d’œil global avant de passer à autre chose. Cette année fut bien remplie, sur tous les fronts, au moins, je ne me suis pas ennuyée !

Janvier
Du nouveau au boulot, c'est arrivé au bon moment puisque j'envisageais depuis décembre de quitter mon emploi. Ce petit renouveau me donne un second souffle, pour le meilleur et pour le pire.

Je pousse la porte de chez Weight Watchers, bien décidée à prendre mon problème de poids à bras le corps. Ce n'est pas la première fois que j'entame le programme, mais cette fois, je n'ai pas l'intention d'abandonner avant d'avoir atteins mon objectif. La route est longue, elle sera douloureuse, avec des hauts et des bas. 

Février
J'ai 31 ans. J'ai un amoureux, je suis heureuse. Je prends la décision de quitter le trou à rats qui me sert d'appartement, j'effectue plusieurs visites.
Suite à un énième coup de gueule avec un collègue, arrêt pour dépression, traitement médicamenteux qui me fait planer et qui m'empêche de prendre la moindre décision. Conversation hilarante avec ma mère suite à la visite d'un appartement, je suis incapable de prendre une décision rationnelle.

Mars
Signature de mon premier CDI. Je suis soulagée car cela m'enlève un sacré poids mais je me demande si j'ai pris la bonne décision de m'enchainer à cette boîte.

Avril
Le grand déménagement ! Je prends possession de mon appartement de "grande personne", enfin. Il y a de l'espace, de la lumière, un immense balcon, je suis en hauteur, je me sens libre. Monseigneur Filou est perdu mais il s'y fait finalement. J'ai confiance en l'avenir, je pense que l'homme va me rejoindre et qu'on vivra heureux.
Santé
 
Deux amitiés se développent en avril, une féminine, une masculine. Deux relations très fortes avec des personnes que je connaissais déjà mais nos rapports changent et s'intensifient. Ils m'ont soutenue cette année. Elle est comme ma petite sœur, il est tellement de choses, je ne peux trouver les mots.
Fin du mois, le début des doutes sur mon couple, les hauts et les bas dans ma tête et mon cœur.

Mai
Rien à signaler...

Juin
J'ai perdu 10% de mon poids de départ. Chez WW, il y a des étapes importantes qui sont récompensées. Pour les médecins, perdre 10% de son poids est déjà bénéfique puisqu'on note une certaine amélioration sur la fatigue, la respiration, le cœur et les artères notamment.

Juillet
Rien à signaler....

Août
Besoin de vacances, je suis fatiguée, les dernières remontent à Mars mais la tête dans les cartons, je ne me suis pas reposée. Les congés débutent la dernière semaine, je souffle enfin. Après avoir longtemps hésité, on a prévu avec l'homme de partir chez ma grand-mère dans l'est, en voiture avec ma mère. J'ai hâte ! Mais malheureusement...

Septembre
Finalement, je pars juste avec ma mère, l'homme ayant été retenu. Ça m'énerve mais je comprends. Certains membres de ma famille ne comprennent pas et il m'est difficile de le défendre.
Les vacances sont fantastiques, c'est tellement bon de retourner dans sa région d'origine auprès de la famille qu'on n'a pas vu depuis longtemps.

J'ouvre aussi ce blog pour donner libre court à mon imagination avec mes vernis, nouvelle passion découverte fin 2011 qui prend des proportions gigantesques dans ma vie. Je m'inscris sur Hellocoton, plateforme de blogs féminins sur tous les sujets possibles. J'y découvre des personnes fabuleuses, passionnées par leurs sujets. Maintenant, je mets de l'huile sur mes cheveux, je fais attention aux composants chimiques de mes shampoings, je suis obsédée par le maquillage, je rêve de palettes aux couleurs incroyables, j'ai envie de me perfectionner dans l'art du contouring, ma wish list de vernis s'allonge sans cesse et je me pâme d'extase devant les créations de mes consœurs.
Je me rends compte aussi que écrire me fait du bien, il y a donc des billets plus personnels qui viennent prendre leur place de temps en temps, une manière pour moi de laisser une trace de mes pensées, d'organiser mes réflexions.

Octobre
Les vacances m'ont permis de me poser et de réfléchir à l'avenir. Je prends une grande décision qui prendra effet en janvier 2013. Sauf qu'à ce moment, je pense que ça va aller plus vite. Oh déception...
Je passe un week end de 4 jours magique à Londres avec 3 amies pas vues depuis longtemps. 
Ma rencontre avec elles fait partie des belles histoires du net puisqu'on s'est rencontrées il y a plus de 8 ans sur un forum de fans du groupe finlandais The Rasmus (souvenez-vous.... Oh Oh Oh Ohhhh in the shadows...)

Au fur et à mesure des concerts et des délires sur le forum, une solide amitié est née. Et même si on ne se préoccupe plus trop du groupe, on continue à se voir. On a beaucoup rigolé durant ce week end, beaucoup marché, dépensé des sous.... (calendrier de l'avent Ciaté notamment....)

C'est aussi le mois où mon histoire d'amour se termine. Je ne vais pas revenir là-dessus, j'en ai suffisamment parlé. De plus, qui dit nouvelle année, dit faisons table rase du passé pour pouvoir évoluer.

Novembre
Difficile. Je suis dans le brouillard. Je pleure, je ris, je mange, je ne mange pas, je dors mal, peu ou beaucoup trop, je fais le deuil. J'envisage d'avoir recours aux petites pilules qui rendent amorphe mais finalement j'émerge, petit à petit. Je suis fière de m'être relevée seule. Je sais que j'aurai encore des moments difficiles, mais le plus dur est derrière moi.

Décembre
Les fêtes arrivent, je suis fauchée, merci la taxe d'habitation qui m'a ruinée. Je déteste avoir des problèmes d'argent. C'est le genre de truc qui obsède, j'y pense à chaque instant, je sais que la moindre dépense imprévue peut compromettre l'équilibre de mon budget serré, comme la bouteille de gaz qui est vide et qu'il faut changer si on veut continuer à manger. Je ne suis pas économe, je me satisfait du peu que j'ai, j'ai un travail, un salaire qui ne permet pas d'extravagance mais je m'en sors malgré tout. Mais ces derniers mois, c'est vraiment la galère. Je pense que la résolution de 2013 sera d'être plus consciencieuse à ce niveau.

On a survécu au 21 Décembre aussi. Je dois avouer que j'avais un doute... et si c'était bien la fin ? Si tout devait s'arrêter comme ça ? Heureusement, on s'est réveillé le 22, avec une mini gueule de bois !

Niveau poids, même si je suis un peu au ralenti ces derniers temps, je fête une perte totale de 14 kilos. C'est loin de ce que j'envisageais en commençant, mais c'est pas si mal finalement, je prends mon temps pour ne pas les reprendre.

Rétrospectivement, décembre est aussi le mois le plus intense de 2012 au niveau vie sociale et j'adore. J'ai l'impression d'émerger, de m'ouvrir au monde extérieur. De nouvelles rencontres, une relation amicale qui se transforme, un nouveau souffle qui me fait penser que 2013 sera extraordinaire. Finie la déprime, j'ai de l'espoir, je suis sur la voie du bonheur et rien ne pourra m'arrêter.

Je te remercie 2012, tu as été surprenante, intense, tu m'as fait vivre des expériences qui m'ont forcée à me dépasser. Je ne t'oublierai pas. Mais je suis impatiente de rencontrer 2013 !

mardi 27 novembre 2012

Je vais mieux

Il est parti. Il m'a laissée seule avec ma douleur, mes doutes, mes regrets, ma colère aussi. Il a choisi de ne pas s'investir, de ne pas construire, de foutre en l'air deux ans d'une relation chaotique mais passionnée. J'ai crû mourir, j'ai crû que ma vie sentimentale était finie. A bientôt 32 ans, mon horloge biologique ne fait plus tic tac faiblement, elle hurle. Ils sont loin mes désirs d'adolescente lorsque je me voyais donner la vie jeune, comme ma mère. Avoir une différence d'âge minime avec ma descendance pour avoir aussi cette complicité, cette relation fusionnelle, cette proximité qui fait que finalement j'aurais aussi grandi avec mon enfant. A 19 ans, j'ai eu une frayeur, je me suis pensée enceinte, c'était un accident. J'avais une vie un peu dissolue à cette époque et si vraiment mon ventre avait porté un bébé, je l'aurais fait seule. Quand finalement j'ai su que ce n'était pas le cas, un mélange de soulagement et de déception m'a envahie. Soulagement car clairement je n'étais pas prête à assumer une maternité seule et avec mes petits moyens d'apprentie à l'époque. Mais aussi déception car je voulais un petit bébé rien qu'à moi, un bébé qui m'aimerait sans condition, qui comblerait mon manque affectif... Je me rends compte avec le recul et la maturité que j'aurais fait ce bébé pour de "mauvaises" raisons même si cela me paraissait légitime.

Les années ont passé, faites de relations sans lendemains avec des hommes rencontrés dans des bars ou en boîte, de relations à sens unique où je m'investissais, où j'y croyais mais où mes sentiments n'étaient pas partagés. Je reproduisais sans cesse le même schéma, je craquais toujours pour le même type d'homme, le genre bad boy écorché de la vie qui profitait de mon désir d'amour. Il y a eu plusieurs accro aux drogues, douces et dures, un ou deux alcooliques, un accro aux femmes qui me trompait à tout va, un dépressif que je pensais soigner grâce à mon amour... Plus tous ceux après qui j'ai couru sans réussir à les séduire, mon cœur d’artichaut tombant amoureux d'un regard, d'un sourire, d'une voix ou d'une démarche.

Et un jour, il est arrivé. Il était normal. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais de l'espoir. Il était différent de tous ceux que j'avais connus. Même si j'essayais de garder une certaine réserve pour ne pas souffrir, pour me protéger, j'ai finalement baissé ma garde, et je me suis laissée aimer. Dès le début j'ai été claire, je voulais du sérieux, de l'engagement, un avenir à deux, à trois ensuite... Il ne s'est pas enfui, il avait peur mais il n'était pas contre dans un avenir plus ou moins lointain. Au moins, il était ouvert à l'idée. Alors j'ai plongé, je me suis donnée à fond, j'ai accepté ses conditions, j'ai accepté cette deadline de deux ans qu'il avait donné à sa mère. Après ces deux ans, il serait libre de partir de chez lui, de vivre avec moi, de penser à son avenir, au nôtre...
Les deux ans sont arrivés vite. Les derniers six mois ont été difficiles. Je sais que j'ai un caractère fort, pour ne pas dire de merde. J'ai commencé à dire que je n'étais pas d'accord, j'ai commencé à en demander plus, parce que j'en avais marre de passer après sa relation avec sa mère, je voulais qu'il passe plus de temps avec moi, dans cet appartement que j'ai choisi dans l'optique de le voir y emménager un jour. Mais rien. Malgré mes demandes, il ne faisait pas plus d'effort, ou du moins, c'était loin de ce que j'attendais.
Et j'ai fini par craquer. J'ai explosé, j'ai déversé des mois de frustration, de larmes refoulées, j'ai vu l'incompréhension dans ses yeux. Il ne pensait pas que je souffrais autant. Parce que les deux ans de délai arrivaient à expiration et que je sentais qu'au fond, il ne serait pas près à faire évoluer notre couple, il a baissé les bras, il est parti. Il m'a rendu ma liberté.

Ce weekend , je me suis réveillée dans mon appartement, seule, au milieu de la saleté, de plus de trois semaines sans aspirateur, un foutoir pas possible parce que ces derniers temps je ne voyais pas comment je vivais. Mon domicile était devenu le miroir de mon cerveau et de mon cœur, dévasté, désordonné. J'ai tout rangé, j'ai tout lavé, j'ai respiré et j'ai souri.
Hier soir, je suis rentrée du travail, les écouteurs de l'iPhone sur les oreilles, et je me suis mise à danser dans mon salon, devant mon chat éberlué.
Ce matin, les aiguilles sur la balance se sont remises à descendre, comme si mon corps sortait lui aussi de sa torpeur.
Ce matin est aussi la première fois depuis longtemps où je me suis réveillée aussi bien reposée. Sereine.
Je suis en voie de guérison. Je vais mieux.
Je vis au jour le jour, je ne cherche pas à aller plus vite, j'apprivoise ma douleur.
Je ne sais pas ce que la fin de l'année me réserve, ni ce que 2013 m'apportera mais j'ai moins peur.
Et si un charmant jeune homme vient à frapper à la porte de mon cœur, j'essaierai de ne pas le faire fuir.

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dimanche 30 décembre 2012

J'fais le bilan de 2012 !

J'aime bien faire des bilans d'année en année, je jette un dernier coup d’œil global avant de passer à autre chose. Cette année fut bien remplie, sur tous les fronts, au moins, je ne me suis pas ennuyée !

Janvier
Du nouveau au boulot, c'est arrivé au bon moment puisque j'envisageais depuis décembre de quitter mon emploi. Ce petit renouveau me donne un second souffle, pour le meilleur et pour le pire.

Je pousse la porte de chez Weight Watchers, bien décidée à prendre mon problème de poids à bras le corps. Ce n'est pas la première fois que j'entame le programme, mais cette fois, je n'ai pas l'intention d'abandonner avant d'avoir atteins mon objectif. La route est longue, elle sera douloureuse, avec des hauts et des bas. 

Février
J'ai 31 ans. J'ai un amoureux, je suis heureuse. Je prends la décision de quitter le trou à rats qui me sert d'appartement, j'effectue plusieurs visites.
Suite à un énième coup de gueule avec un collègue, arrêt pour dépression, traitement médicamenteux qui me fait planer et qui m'empêche de prendre la moindre décision. Conversation hilarante avec ma mère suite à la visite d'un appartement, je suis incapable de prendre une décision rationnelle.

Mars
Signature de mon premier CDI. Je suis soulagée car cela m'enlève un sacré poids mais je me demande si j'ai pris la bonne décision de m'enchainer à cette boîte.

Avril
Le grand déménagement ! Je prends possession de mon appartement de "grande personne", enfin. Il y a de l'espace, de la lumière, un immense balcon, je suis en hauteur, je me sens libre. Monseigneur Filou est perdu mais il s'y fait finalement. J'ai confiance en l'avenir, je pense que l'homme va me rejoindre et qu'on vivra heureux.
Santé
 
Deux amitiés se développent en avril, une féminine, une masculine. Deux relations très fortes avec des personnes que je connaissais déjà mais nos rapports changent et s'intensifient. Ils m'ont soutenue cette année. Elle est comme ma petite sœur, il est tellement de choses, je ne peux trouver les mots.
Fin du mois, le début des doutes sur mon couple, les hauts et les bas dans ma tête et mon cœur.

Mai
Rien à signaler...

Juin
J'ai perdu 10% de mon poids de départ. Chez WW, il y a des étapes importantes qui sont récompensées. Pour les médecins, perdre 10% de son poids est déjà bénéfique puisqu'on note une certaine amélioration sur la fatigue, la respiration, le cœur et les artères notamment.

Juillet
Rien à signaler....

Août
Besoin de vacances, je suis fatiguée, les dernières remontent à Mars mais la tête dans les cartons, je ne me suis pas reposée. Les congés débutent la dernière semaine, je souffle enfin. Après avoir longtemps hésité, on a prévu avec l'homme de partir chez ma grand-mère dans l'est, en voiture avec ma mère. J'ai hâte ! Mais malheureusement...

Septembre
Finalement, je pars juste avec ma mère, l'homme ayant été retenu. Ça m'énerve mais je comprends. Certains membres de ma famille ne comprennent pas et il m'est difficile de le défendre.
Les vacances sont fantastiques, c'est tellement bon de retourner dans sa région d'origine auprès de la famille qu'on n'a pas vu depuis longtemps.

J'ouvre aussi ce blog pour donner libre court à mon imagination avec mes vernis, nouvelle passion découverte fin 2011 qui prend des proportions gigantesques dans ma vie. Je m'inscris sur Hellocoton, plateforme de blogs féminins sur tous les sujets possibles. J'y découvre des personnes fabuleuses, passionnées par leurs sujets. Maintenant, je mets de l'huile sur mes cheveux, je fais attention aux composants chimiques de mes shampoings, je suis obsédée par le maquillage, je rêve de palettes aux couleurs incroyables, j'ai envie de me perfectionner dans l'art du contouring, ma wish list de vernis s'allonge sans cesse et je me pâme d'extase devant les créations de mes consœurs.
Je me rends compte aussi que écrire me fait du bien, il y a donc des billets plus personnels qui viennent prendre leur place de temps en temps, une manière pour moi de laisser une trace de mes pensées, d'organiser mes réflexions.

Octobre
Les vacances m'ont permis de me poser et de réfléchir à l'avenir. Je prends une grande décision qui prendra effet en janvier 2013. Sauf qu'à ce moment, je pense que ça va aller plus vite. Oh déception...
Je passe un week end de 4 jours magique à Londres avec 3 amies pas vues depuis longtemps. 
Ma rencontre avec elles fait partie des belles histoires du net puisqu'on s'est rencontrées il y a plus de 8 ans sur un forum de fans du groupe finlandais The Rasmus (souvenez-vous.... Oh Oh Oh Ohhhh in the shadows...)

Au fur et à mesure des concerts et des délires sur le forum, une solide amitié est née. Et même si on ne se préoccupe plus trop du groupe, on continue à se voir. On a beaucoup rigolé durant ce week end, beaucoup marché, dépensé des sous.... (calendrier de l'avent Ciaté notamment....)

C'est aussi le mois où mon histoire d'amour se termine. Je ne vais pas revenir là-dessus, j'en ai suffisamment parlé. De plus, qui dit nouvelle année, dit faisons table rase du passé pour pouvoir évoluer.

Novembre
Difficile. Je suis dans le brouillard. Je pleure, je ris, je mange, je ne mange pas, je dors mal, peu ou beaucoup trop, je fais le deuil. J'envisage d'avoir recours aux petites pilules qui rendent amorphe mais finalement j'émerge, petit à petit. Je suis fière de m'être relevée seule. Je sais que j'aurai encore des moments difficiles, mais le plus dur est derrière moi.

Décembre
Les fêtes arrivent, je suis fauchée, merci la taxe d'habitation qui m'a ruinée. Je déteste avoir des problèmes d'argent. C'est le genre de truc qui obsède, j'y pense à chaque instant, je sais que la moindre dépense imprévue peut compromettre l'équilibre de mon budget serré, comme la bouteille de gaz qui est vide et qu'il faut changer si on veut continuer à manger. Je ne suis pas économe, je me satisfait du peu que j'ai, j'ai un travail, un salaire qui ne permet pas d'extravagance mais je m'en sors malgré tout. Mais ces derniers mois, c'est vraiment la galère. Je pense que la résolution de 2013 sera d'être plus consciencieuse à ce niveau.

On a survécu au 21 Décembre aussi. Je dois avouer que j'avais un doute... et si c'était bien la fin ? Si tout devait s'arrêter comme ça ? Heureusement, on s'est réveillé le 22, avec une mini gueule de bois !

Niveau poids, même si je suis un peu au ralenti ces derniers temps, je fête une perte totale de 14 kilos. C'est loin de ce que j'envisageais en commençant, mais c'est pas si mal finalement, je prends mon temps pour ne pas les reprendre.

Rétrospectivement, décembre est aussi le mois le plus intense de 2012 au niveau vie sociale et j'adore. J'ai l'impression d'émerger, de m'ouvrir au monde extérieur. De nouvelles rencontres, une relation amicale qui se transforme, un nouveau souffle qui me fait penser que 2013 sera extraordinaire. Finie la déprime, j'ai de l'espoir, je suis sur la voie du bonheur et rien ne pourra m'arrêter.

Je te remercie 2012, tu as été surprenante, intense, tu m'as fait vivre des expériences qui m'ont forcée à me dépasser. Je ne t'oublierai pas. Mais je suis impatiente de rencontrer 2013 !

mardi 27 novembre 2012

Je vais mieux

Il est parti. Il m'a laissée seule avec ma douleur, mes doutes, mes regrets, ma colère aussi. Il a choisi de ne pas s'investir, de ne pas construire, de foutre en l'air deux ans d'une relation chaotique mais passionnée. J'ai crû mourir, j'ai crû que ma vie sentimentale était finie. A bientôt 32 ans, mon horloge biologique ne fait plus tic tac faiblement, elle hurle. Ils sont loin mes désirs d'adolescente lorsque je me voyais donner la vie jeune, comme ma mère. Avoir une différence d'âge minime avec ma descendance pour avoir aussi cette complicité, cette relation fusionnelle, cette proximité qui fait que finalement j'aurais aussi grandi avec mon enfant. A 19 ans, j'ai eu une frayeur, je me suis pensée enceinte, c'était un accident. J'avais une vie un peu dissolue à cette époque et si vraiment mon ventre avait porté un bébé, je l'aurais fait seule. Quand finalement j'ai su que ce n'était pas le cas, un mélange de soulagement et de déception m'a envahie. Soulagement car clairement je n'étais pas prête à assumer une maternité seule et avec mes petits moyens d'apprentie à l'époque. Mais aussi déception car je voulais un petit bébé rien qu'à moi, un bébé qui m'aimerait sans condition, qui comblerait mon manque affectif... Je me rends compte avec le recul et la maturité que j'aurais fait ce bébé pour de "mauvaises" raisons même si cela me paraissait légitime.

Les années ont passé, faites de relations sans lendemains avec des hommes rencontrés dans des bars ou en boîte, de relations à sens unique où je m'investissais, où j'y croyais mais où mes sentiments n'étaient pas partagés. Je reproduisais sans cesse le même schéma, je craquais toujours pour le même type d'homme, le genre bad boy écorché de la vie qui profitait de mon désir d'amour. Il y a eu plusieurs accro aux drogues, douces et dures, un ou deux alcooliques, un accro aux femmes qui me trompait à tout va, un dépressif que je pensais soigner grâce à mon amour... Plus tous ceux après qui j'ai couru sans réussir à les séduire, mon cœur d’artichaut tombant amoureux d'un regard, d'un sourire, d'une voix ou d'une démarche.

Et un jour, il est arrivé. Il était normal. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais de l'espoir. Il était différent de tous ceux que j'avais connus. Même si j'essayais de garder une certaine réserve pour ne pas souffrir, pour me protéger, j'ai finalement baissé ma garde, et je me suis laissée aimer. Dès le début j'ai été claire, je voulais du sérieux, de l'engagement, un avenir à deux, à trois ensuite... Il ne s'est pas enfui, il avait peur mais il n'était pas contre dans un avenir plus ou moins lointain. Au moins, il était ouvert à l'idée. Alors j'ai plongé, je me suis donnée à fond, j'ai accepté ses conditions, j'ai accepté cette deadline de deux ans qu'il avait donné à sa mère. Après ces deux ans, il serait libre de partir de chez lui, de vivre avec moi, de penser à son avenir, au nôtre...
Les deux ans sont arrivés vite. Les derniers six mois ont été difficiles. Je sais que j'ai un caractère fort, pour ne pas dire de merde. J'ai commencé à dire que je n'étais pas d'accord, j'ai commencé à en demander plus, parce que j'en avais marre de passer après sa relation avec sa mère, je voulais qu'il passe plus de temps avec moi, dans cet appartement que j'ai choisi dans l'optique de le voir y emménager un jour. Mais rien. Malgré mes demandes, il ne faisait pas plus d'effort, ou du moins, c'était loin de ce que j'attendais.
Et j'ai fini par craquer. J'ai explosé, j'ai déversé des mois de frustration, de larmes refoulées, j'ai vu l'incompréhension dans ses yeux. Il ne pensait pas que je souffrais autant. Parce que les deux ans de délai arrivaient à expiration et que je sentais qu'au fond, il ne serait pas près à faire évoluer notre couple, il a baissé les bras, il est parti. Il m'a rendu ma liberté.

Ce weekend , je me suis réveillée dans mon appartement, seule, au milieu de la saleté, de plus de trois semaines sans aspirateur, un foutoir pas possible parce que ces derniers temps je ne voyais pas comment je vivais. Mon domicile était devenu le miroir de mon cerveau et de mon cœur, dévasté, désordonné. J'ai tout rangé, j'ai tout lavé, j'ai respiré et j'ai souri.
Hier soir, je suis rentrée du travail, les écouteurs de l'iPhone sur les oreilles, et je me suis mise à danser dans mon salon, devant mon chat éberlué.
Ce matin, les aiguilles sur la balance se sont remises à descendre, comme si mon corps sortait lui aussi de sa torpeur.
Ce matin est aussi la première fois depuis longtemps où je me suis réveillée aussi bien reposée. Sereine.
Je suis en voie de guérison. Je vais mieux.
Je vis au jour le jour, je ne cherche pas à aller plus vite, j'apprivoise ma douleur.
Je ne sais pas ce que la fin de l'année me réserve, ni ce que 2013 m'apportera mais j'ai moins peur.
Et si un charmant jeune homme vient à frapper à la porte de mon cœur, j'essaierai de ne pas le faire fuir.